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La parole à Dylan Rocher

La parole à Dylan Rocher

 

Dylan Rocher regarde en direction de Tahiti, l'objectif de la saisonVainqueur de l’International d’Andrézieux-Bouthéon (42) aux côtés de Bruno Le Boursicaud et Henri Lacroix sous les couleurs de l’équipe de France, qualifié pour 4 Championnats de France, Dylan Rocher a démarré brillamment une saison 2014 qui l’amènera peut-être à conquérir un autre maillot arc-en-ciel après son premier titre en 2012 chez les Seniors. C’est en tout cas son vœu le plus cher. Le point avec lui sur la vie d’un jeune champion…

Dylan, l’International des Bords de Loire à Andrézieux-Bouthéon était le premier concours préparatoire aux Championnats du Monde qui auront lieu à Tahiti en octobre. Premier concours, première victoire, donc mission accomplie ?

Oui surtout que cet International était vraiment très très relevé ! Il y avait beaucoup de grosses équipes sur-motivées donc dans ces cas là l’équipe de France est souvent attendue. On est obligé d’être vigilant. J’étais associé à Bruno Le Boursicaud et Henri Lacroix et nous avons fait de bonnes parties sans « ratés ». Les terrains étaient parmi les plus délicats que je connaisse au point comme au tir et il aurait été facile de passer à côté d’une partie.
Je profite de cette interview pour féliciter et remercier Jean-Philippe Soricotti et son équipe, les organisateurs de cet international car vraiment c’est un superbe concours.

Vous étiez associés en tant que « sélectionnés » pour les prochains Championnats du Monde. Est-ce important pour l’équipe de se rôder durant la saison ?

C’est certainement une des meilleures façons d’arriver sereins à Tahiti. En fait avec les diverses obligations que nous avons, les partenaires de club, on n’a pas toujours le temps de prévoir des concours ensemble. C’est donc la Direction Technique Nationale qui organise le calendrier où nous apparaissons sous les couleurs de l’équipe de France. Cette année d’ici octobre je vais faire 5 concours au total dans ce cadre là. Moi j’aime beaucoup ça car on partage des moments ensemble alors que sur les autres compétitions nous sommes adversaires. Ces bons moments et cette complicité peuvent faire la différence selon moi pendant un Championnat du Monde si nous sommes accrochés.  

Dylan Rocher aura peut être l'occasion de s'octroyer deux médailles d'or à Tahiti

« Ramener deux médailles d’or »

Savez-vous à ce jour qui disputera l’épreuve en Tir de Précision ?

Non la Direction Technique Nationale a prévu des séances d’entrainement prochainement pour Bruno et moi. J’imagine que notre forme et nos résultats décideront de qui concourra pour le tir de précision.
J’aborde ça comme en 2012, c’est-à-dire que j’ai fait savoir que je serai honoré d’être choisi et que je donnerai le meilleur pour être champion du monde. Mais j’ai aussi fait savoir que Bruno Le Boursicaud étant double tenant du titre, si c’est lui qui est désigné ça ne me posera aucun problème. Bruno est le joueur qui me connaît depuis le plus longtemps car j’ai grandi pas loin de sa région natale, il a joué avec mon père pendant des années, nous nous respectons et ce que nous voulons c’est que la France ramène deux médailles d’or.

En plus de victoire à Andrézieux-Bouthéon, vous avez remporté 4 qualifications pour les Championnats de France Individuel Masculin, Triplette Seniors, Doublette Seniors et Doublettes Mixtes. On peut dire que vous êtes en grande forme en ce début de saison ?

Dans ces jeux difficiles à Andrézieux-Bouthéon j’ai très bien tiré donc ça fait plaisir parce qu’il faut tenir 2 jours. Dans mes Championnats aussi sincèrement j’ai fait des bons week-ends. La période des Championnats a d’ailleurs été longue puisque je n’ai fait presque que ça en avril – mai. Maintenant évidemment la première étape est franchie mais il faudra confirmer lors des Championnats de France où comme toujours la concurrence sera rude.

Vous avez déjà été champion de France Doublette Seniors et Doublettes Mixtes. Y-a-t-il cette année un objectif principal pour vous dans ces épreuves ?

J’ai déjà eu l’occasion de le dire, devenir champion de France tête-à-tête est un rêve ! Je crois que dans une carrière c’est un titre important. Il faut aller le chercher avec ses tripes, on est seul face à soi-même, en cas de coup dur il faut trouver les ressources pour se sortir tout seul d’une partie mal embarquée. La motivation joue un grand rôle je pense dans cette épreuve, c’est ce qui me laisse des espoirs même si j’ai pu me rendre compte par le passé que ça ne suffit pas.
Mais naturellement, ramener un titre de champion de France quel qu’il soit à mon club l’ABC Draguignan serait un grand bonheur.

En tant qu’athlète figurant sur les listes de haut-niveau du Ministère des Sports, pouvez-vous nous dire quels sont les avantages dont vous bénéficiez grâce à ce statut ? Et ce que vous en pensez ?

Dans mon cas cela me donne droit à une soixantaine de jours de congés par an. Pour être précis, mon employeur est remboursé de mon salaire pour les journées où je suis en déplacement pour la pétanque et donc absent de mon travail. Cette Convention d’Insertion Professionnelle est signée entre le joueur, l’employeur, la F.F.P.J.P. et la Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports  et de la Cohésion Sociale. Ces deux dernières prennent en charge les coûts à raison de 2/3 – 1/3. 
Je sais qu’on entend souvent dire que les joueurs de haut-niveau ne travaillent pas beaucoup, et que nous jouons aux boules toute la journée. Mais je peux assurer que non. Je suis salarié de la ville de Draguignan, je travaille auprès du cabinet du Maire. Sans ces jours de congés que me donne mon statut de joueur de haut-niveau, il serait très compliqué pour moi de répondre à toutes mes obligations envers les organisateurs de concours. Bien souvent, le vendredi après-midi il y a des tournois « gentlemen » prévus, et pour y être il faut bien prendre un jour de congé. De plus il y a le temps de déplacement, nous jouons dans la France entière et nous passons énormément de temps sur la route.
Donc ce dispositif est très important pour moi et j’essaye de rendre par mes résultats un peu à la FFPJP de ce dont elle me fait profiter en m’inscrivant sur la liste des athlètes de haut-niveau.

« Je n’ai pas un caractère à excès »

Vous évoquiez l’image des champions auprès du public. Avez-vous conscience que l’époque est beaucoup plus « médiatique » par rapport à il y a vingt ans ? Ce qui a des avantages et des inconvénients non ?

Il est certain que j’arrive à un moment où les moyens de communication et la médiatisation sont très développés. La télévision fait que je suis évidemment reconnu sur tous les concours où je vais, mais aussi dans ma vie privée, au restaurant ou dans la rue. Ca c’est nouveau. Si je compare cela aux grands champions d’il y a trente ans, il est sûr que j’ai beaucoup plus de chance.
Mais cela nous oblige aussi à une grande prudence et à une grande maîtrise de nous. Moi je n’ai pas un caractère à avoir des comportements excessifs, mais on peut vite se faire prendre de nos jours. Tout le monde a un téléphone qui fait appareil photo, les gens qui sont sur les réseaux sociaux sont très nombreux. Donc les résultats des compétitions sont connus en temps réel partout en France mais s’il se passe quelque chose lors d’une partie ou même en dehors, toute la France est avertie dans la seconde.

Votre constat renforce donc l’idée que vous êtes plus que jamais un exemple pour les jeunes générations. Assumez-vous ce rôle ?

Oui et avec plaisir. C’est vrai que je suis très sollicité par les jeunes, ils s’identifient à moi. Mais ça ne me gêne pas. Je vous l’ai dit pour moi la pétanque c’est un sport, je l’aborde comme tel et donc je ne crains pas d’être observé. Si je donne envie aux enfants de pratiquer la pétanque c’est super.
Moi je suis tombé dedans dès ma plus jeune enfance puisque mon père a été champion de France et champion du monde. Je n’ai pas eu à me demander ce que je voulais faire comme sport c’est venu naturellement. 
Je peux même dire en fait que ça fait plaisir de voir des gamins qui vous disent des gentillesses. On est parfois critiqué en tant que champion mais jamais par des jeunes ou par leurs parents. Quand ils viennent me voir c’est toujours pour me dire un mot sympa. J’aurais tort de me plaindre…