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Dylan Rocher, le Roger Federer des boulodromes

Le Roger Federer des boulodromes

Pétanque – Dylan Rocher n’a que 22 ans, mais il a déjà presque tout gagné. Maintenant, il tire pour marquer l’histoire. Rencontre à Yverdon, lors d’un camp destiné aux jeunes.

 

Grâce aux vidéos qui circulent en ligne, les gestes de Dylan Rocher -quel mouvement du bras gauche !- n’ont pas de secret pour les mordus de pétanque.

Grâce aux vidéos qui circulent en ligne, les gestes de Dylan Rocher -quel mouvement du bras gauche! n’ont pas de secret pour les mordus de pétanque.

 

Dylan Rocher n’a rien d’une star à première vue. Le jeune homme est sympathique, un rien timide. Au terme d’une journée à encadrer les participants au camp des jeunes de l’Association vaudoise de pétanque (AVP), à Yverdon, il se raconte volontiers, mais sans en rajouter. Ce n’est pas avec des mots qu’il écrit sa propre légende, mais avec des boules. A 22 ans, le Français est un des cinq meilleurs joueurs du monde et il a presque tout gagné. Un seul titre -celui de champion de France en triplette- manque à son palmarès, riche de cinq sacres français, dix européens et trois mondiaux. «C’est notre Roger Federer», lâche Patrick Dumusc, président de l’AVP.

Le principal intéressé sourit. «C’est clair que Federer est un modèle, admet-il. Quand on a tout gagné, le but, c’est d’engranger le plus de titres possibles.» Pour sa part, il a tout le temps pour marquer l’histoire. Jusqu’à devenir le joueur le plus important de tous les temps ? Dylan Rocher réfléchit, rappelle qu’il accuse encore un retard de neuf couronnes mondiales sur Philippe Quintais, mais n’exclut pas pour autant la perspective, lui qui consacre tous ses week-ends, été comme hiver, à des compétitions.

Si le jeune champion n’est potentiellement qu’au début de ses exploits, sa carrière a bien failli s’arrêter brusquement en 2009 quand, suite à un accident de moto, il s’est brisé les deux poignets. «J’ai eu peur de ne jamais pouvoir revenir, de ne pas retrouver mes sensations », se souvient-il. Plâtré pendant un mois et demi, il ronge son frein, espère. Et puis… «La pétanque s’est révélée être une très bonne rééducation», rigole-t-il. L’incident le chamboule : il prend conscience qu’il a frisé le code et sa motivation s’en trouve décuplée.

Il faut dire que les racines de sa passion sont profondes. Du papa (champion du monde !) à la maman, en passant par les frangins, tout le monde a remporté des titres dans la famille Rocher. «Avec mes frères, personne ne nous poussait, mais on jouait tous les jours», précise-t-il. Alors, le petit Dylan apprend à vivre avec les moqueries de ses camarades. On lui dit qu’il pratique un sport de loisir, un sport de vieux. Mais il tient bon. Et aujourd’hui, plus personne ne raille celui qui, des pages de L’Équipe à l’antenne du Petit Journal, s’est taillé une solide notoriété grâce à son talent.

Un statut qui change tout

Pourtant, Dylan Rocher ne vit pas de ses titres en série. Il travaille à plein temps à la Mairie de Draguignan, dans le Var, où il habite aujourd’hui après une enfance passée au Mans. Toutefois, son statut de sportif d’élite lui permet d’obtenir deux mois de congé par année.

«Sans ça, rien ne serait possible», assure-t-il. Entre les entraînements, les compétitions et le football, qu’il pratique depuis deux ans pour soigner sa condition physique, il n’a que peu de temps libre à passer avec sa «chérie». «Mais elle fait un peu de pétanque, à son niveau, donc elle me comprend», se réjouit-il.

Au boulodrome d’Yverdon, la première journée du camp des jeunes est terminée et Dylan Rocher joue une dernière partie pour le plaisir. Quelques mordus du coin n’en manquent pas une miette, pétrifiés d’une admiration qui semble ne pas pouvoir monter à la tête de celui qui, pourtant, dans son domaine, est bien une star. Une star modeste, disponible, toujours correcte avec ses adversaires. Et dialoguant, de partie en partie, avec l’histoire.

Oui : les boulodromes ont leur Roger Federer.

Camp à Yverdon Toute la semaine, une trentaine de jeunes de 9 à 17 ans participent au camp d’entraînement organisé par l’AVP à Yverdon. L’occasion, pour eux, de progresser et, pour les responsables, de favoriser la relève, dans une discipline qui en a besoin. Une démarche saluée par Dylan Rocher. «Pour que les jeunes crochent, il faut organiser des choses pour eux, des rencontres avec des grands joueurs, des compétitions », estime-t-il. En l’invitant, l’Association vaudoise a donc visé dans le mille, profitant de l’image du champion et aussi des qualités d’entraîneur de celui qui s’occupe de l’école de pétanque de Draguignan.